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mercredi 16 décembre 2009

Watch Out For "Twonzi" Marketing!



Twitter marketing et pyramide de Ponzi!

La pyramide de Ponzi a été le système utilisé par Bernard Madoff, où les investissements au lieu de générer des profits ne servaient qu'à payer les investisseurs précédents.
 
 Dans les réseaux sociaux, la valeur réside dans l'Attention, bien le plus convoité, particulièrement dès que l'on parle de Social Commerce ou de Social Marketing, et s'obtient en échange de la confiance que l'on accorde à l'émetteur d'un message et de la pertinence de celui-ci.

La confiance que l'on octroie à ses amis est naturellement plus élevée que celle que l'on accorde à l'avis anonyme d'un consommateur et nettement plus forte qu' au chef de produit anonyme d'une marque.
Chaque fois qu'un ami vous recommande un produit ou le critique, il met en jeu la confiance que vous avez en lui,  en échange de l'attention que vous prêtez à son avis.

C'est toute la différence entre le broadcasting publicitaire, par exemple à la télévision et le bouche à oreille entre amis, le "friendcasting".

Toutefois sur les réseaux sociaux, la notion d'amis recouvre des réalités très diverses. Les "amis" sur Facebook, (amis, copains, parents proches ou éloignés, collègues, ex-collègues, relations de travail, amis d'amis, etc...) illustrent cette diversité.
Ils constituent toutefois une communauté  à laquelle je peux attribuer intuitivement des degrés de confiance.

Sur Twitter la situation est différente, le lien entre émetteur d'un message et "follower" étant beaucoup pus distendu la taille du "following"  traduit l'influence voire l'expertise plus que la confiance. La taille du following, le "reach", ne peut se traduire en Attention de la même façon que la confiance entre amis.
La quantité d'Attention dépend en apparence de plus en plus de la taille du "reach", le nombre de "followers". Un follower en retour ne peut prêter suffisamment d'Attention aux tweets s'ils sont trop nombreux.
C'est donc la qualité des tweets qui comptent, mais elle peut crouler sous le nombre.

Dans un article remarquable, paru sur Hypios.com, "Is Twitter a Ponzi Scheme?", la question est posé de savoir si le tweet marketing massif peut emporter Twitter dans une pyramide de Ponzi:

"The Twitter user cycle
You start as a listener. Then you become a broker (you re-tweet) and occasional poster (you tweet). You get more followers, you follow more people. Eventually, you follow so many people that you can’t listen anymore, and you end up only transmitting and not receiving. Sooner or later, this happens to everyone..."

"Le cycle des utilisateurs de Twitter
"Commencez par écouter. Puis devenez un diffuseur (vous re-tweetez) et  de temps à autre, vous émettez un message original. Vous avez de plus en plus de followers et vous suivez de plus en plus de personnes. Vous suivez tant de monde que vous perdez la capacité à les écouter. finalement vous vous contenter d'émettre. tôt ou tard ceci arrive à tous..."
Emportés par la taille du following, votre Attention disparait! Celle de votre audience suit le même processus et l'Attention globale ne peut être maintenue que par l'arrivée de nouveaux utilisateurs.

D'où l'analogie avec le système Madoff, qui serait ici payée par un effondrement de la valeur marketing des marques.

Analyse un peu extrême, mais troublante. Et qui pourrait au fond se produire sur Facebook aussi.....

A voir aussi une présentation sur Slide ShareWhy Twitter Is A Ponzi Scheme?

samedi 21 novembre 2009

The Rise of the F Words, Feeds, Fans, Friends & Followers,

Quand le E-Marketing devient social, les règles changent, apprenez donc les mots en "F"!

Le Social Marketing pourrait tout aussi bien se nommer le F-Marketing.

En 2010 la plupart de marques disposeront d'une présence sur les réseaux sociaux ou seront sur le point de le faire.
L'audience des réseaux et des sites communautaires leur permettra d'atteindre plus de 70% des internautes mondiaux, (projection à partir d'Alexa.com; sans compter YouTube, Flickr  et autres sites de partage)


 Le Social Marketing vu avec Wordle

Mais la présence des marques sur cs réseaux n'aura de sens qu'à condition d'apprendre les nouvelles règles du Social Marketing, la grammaire des mots en F, Feeds, Fans, FriendsFollowers et leurs composés.

Nombre d'entre-elles sont déjà bien connues. Ainsi rien ne sert à une marque de créer une Fan Page, si elle ne communique pas des informations et des offres exclusives à ses fans. Appelons cette diffusion d'un nouveau genre le "Fancasting".

Les relations très particulières qui rassemblent des marques et leurs Fans, sont très différentes de celles qui unissent des "Friends" au sens des réseaux sociaux. La plupart des gens ne veulent pas de relations d'amitié avec leurs marques favorites.

Ils veulent de l'expertise, des informations, des offres exclusives, une influence en retour sur les produits de la marque. Bref ils veulent une relation culturelle.

Au contraire les "Friends" forment des entités virales par excellence, avec une relation essentielle l'amitié.

En ce sens le Social Marketing a deux dimensions bien distinctes le "Fancasting" et le "Friendcasting".
Le premier est centré sur les marques, "Brandcentric" et le second dépend des relations entre amis, il est "Friendcentric"

Dans les deux cas le social marketing s'efforce par des moyens différents de développer l'image des marques et les offres de produits. Mais dans le "Fancasting" la marque est à l'origine du message et constitue l'un des deux pôles, les Fans étant le second.


Dans le "Friendcasting", la marque est le message ou plutôt la conversation. On sait que sur Twitter les marques sont le sujet de 20% des Tweets.
Twitter justement, à la différence de Facebook, crée une catégorie nouvelle les "Followers". Le nombre de "Followers" est différent de celui des "Friends". Ici les relations d'amitiés ne sont pas symétriques.
Suivre quelqu'un sur le réseau de micro-blogging est une démarche déclarative et non pas élective, comme pour un ami sur Facebook ou une connexion sur Linked'in.

La distinction est importante, les "Followers" de Twitter sont ils semblables aux "Fans" de Facebook?

Pas tout à fait! Les relations avec des "Followers" sont basées sur des "feeds" réguliers et comme l'on suit d'abord des individus, avant de suivre des marques, la dimension d'émotion voire de dévotion qui existe sur les Fan page est nettement moins présente sur Twitter.

La distinction subsiste sur Twitter entre le "Fancasting" et le "Friendcasting", mais par l'inter-médiation des "Followers", le passage de l'un à l'autre est beaucoup plus aisé. La pratique du RT (retweet) et la capacité d'organisation des #hashtags donne aux Followers une puissance d'expression unique.

La constitution d'un puissant Following est donc pour une marque un objectif majeur. Mais les "Followers" constituent des groupes virtuels par excellence. La qualité des "Feeds" qui les rassemble est essentielle, l'autorité et l'influence de la marque en dépendent.

Sur Twitter, les Followers sont les groupes qui cristallisent et diffusent le bouche à oreille, objectif du marketing social.
Sur Facebook, les réseaux d'amis génèrent des conversations. Ce mot est devenu  le sacré Graal  du Social Marketing . Les conversations donnent de l'ampleur au bouche à oreille et l'étoffe. Surtout les conversations sont des actes encore plus créatifs et sociaux que la propagation du bouche à oreille.

Plus incontrôlables aussi!

jeudi 22 octobre 2009

Social Search is Coming! Are Your Brands Ready?

Le "Social search" arrive, Les marques sont-elles prêtes pour ce bouleversement?


Microsoft vient d'annoncer que son moteur de recherche Bing allait prochainement pouvoir effectuer des recherches sur les tweets des utilisateurs de Twitter et les updates de ceux de Facebook.

Si Facebook doit d'abord permettre à ses membres de décider lesquels de leurs updates ils veulent ouvrir aux moteurs de recherche,  Google a immédiatement annoncé un accord similaire avec Twitter.

Dès que cela sera en place, d'ici quelques mois, nous serons entré dans l'ère du "Social search".

Une révolution majeure qui va avoir plusieurs conséquences:
  • Une masse d'informations supplémentaires va devenir disponible et il faut espérer que les moteurs de recherches trouveront une façon efficace de les présenter.
  • L'audience de Facebook et Twitter, va croître significativement en bénéficiant d'un trafic en provenance de Bing et Google.
  • Le bouche à oreilles sur les produits et les marques, média jusqu' alors largement masqué, va acquérir une visibilité considérable.
  • Ce bouche à oreilles sera "hiérarchisé" selon l'autorité de ses émetteurs. Ce qui correspond parfaitement avec la nouvelle fonction de Twitter qui permet la création de listes thématiques.
  • Le Social marketing et le Social commerce vont connaître un essor significatif, car il deviendra essentiel pour les marques de tenir compte du bouche à oreilles.
  • Finalement, le pouvoir pourrait glisser peu à peu des responsables marketing vers les consommateurs devenus des commentateurs et vers les plus experts et les plus reconnus d'entre-eux.

vendredi 16 octobre 2009

Pepsi "Amp Up" : The Social Excuse Way & The Bad Buzz Strategy

Pepsi apprend à s'excuser "socialement" auprès des femmes,  tout en se la jouant buzz macho!

Exercice difficile ou calcul prémédité, pour promouvoir ses boissons énergisantes Amp Energy, Pepsi a pris l'initiative de développer une App pour Iphone intitulée "Amp Up, Before you Score" qui implique de "classer" les femmes de rencontre en 24 catégories et d'obtenir des "informations" et des stratégies pour les séduire.

Stéréotypes et caricatures mais, selon Pepsi,  en phase avec le public masculin des boissons Amp Energy!

Voire, car il n'est pas certain que ce public se reconnaisse dans une vision simpliste de la séduction, qui consiste à  faire semblant de partager des centres interêts, en ayant des réparties adaptées, fournies par l'application, qui elle-même les cherche sur Wikipedia ou Twitter.

Le public d'Amp Energy serait-il assimilable à Pat Healy dans ler film Mary à Tout Prix! (There's Something About Mary)!

Pire, si on lit la présentation d'Amp Up Before You Score , telle qu'elle est sur l'App store:

"Here’s how it works:

1. Identify Her Type
Got your eye on a girl, and aren’t sure how to get started? Pick out her profile, flip the card, and study up quick with a cheatsheet on the stuff she’s into, with lists, links and some surefire opening lines. (Surefire to what, we won’t say.)

2. Keep a List
Get lucky? Add her to your Brag List. You can include a name, date and whatever details you remember.

3. Brag
You got it? Flaunt it. Keep your buddies in the loop on email, Facebook or Twitter."


Toujours dans la finesse Amp Up inclut donc un peu  élégant "After you Score"!



Or le succès n'a pas été franchement au rendez-vous, l'App lancée au milieu de l'été  a vite plafonnée vers la 1400e place des App gratuites dans le classement tenu par Möbclix.

Et celà jusqu'à ce qu' un "bad tweet!" féminin émerge peu à peu sur Twitter et déclanche des articles de presse très négatif comme celui du Wall Street Journal le 13 octobre sous-titré,  
"
Looking for obnoxious chauvinism? There’s an app for that."
"Vous voulez trouver du chauvinisme masculin? Il y a même une App pour ça!"

Et voilà Pepsi avec un vrai problème d'image de marque.


Car si Amp Up se met à cartonner en passant en deux jours à la 8e place des téléchargements gratuits,
le résultat est-il positif pour Amp Energy et pour Pepsi?






Oui estiment certains, l'association d'un energy drink, à de la drague, du machisme et de l'excitation, tout cela relève d'une stratégie bien connue du "bad buzz", adaptée à ce type de produit.


Oui mais, car la statégie du bad buzz doit tenir compte de l'existence des réseaux sociaux et de leur capacité d'impacter la réputation des marques.

Pour Seth Godin, blogger réputé et auteur de Tribes,

" Pepsi is learning a valuable lesson in social media marketing the hard way,  for too long advertisers and marketers thought it was okay to treat women as objects to sell something. The difference between now and then is [general public] now has a platform to complain about it. This is a symptom of platform shifting. Pepsi’s not the only brand that’s going to have to learn the lesson.”

"Pepsi est en train d'apprendre une leçon importante de Social Marketing à ses dépens. Depuis trop longtemps les publicitaires et els responsables marketing ont cru que c'était sans conséquence de traiter les femmes comme des objets pour vendre des produits.
La différence est désormais que le public dispose de platformes sociales pour protester. C'est le symbole d'un changement profond. Pepsi n'est pas la seule marque qui va devoir en tirer les conséquences."


Ce changement "citoyen" implique que les règles du "buzz marketing" ont changé! Celui-ci était un moyen d'aider au lancement d'un produit en permettant à un buzz, insufflé par une action de communication de se développer, avant ou autour du lancement d'un produit.

Mais le buzz était par définition incontrôlé et informe. A l'heure des réseaux sociaux, le buzz ne peut éviter ni de prendre la forme d'une conversation globale,  ni le contrôle que les utilisateurs des réseaux exercent au travers de cette conversation sur la valeur et l'authenticité des messages marketing.

Donc si Amp Energy aurait pu se satisfaire de ce "bad buzz" transgressif auprès de sa cible  et du succès croissant de l'App sur Iphone, la marque court aussi le risque d'une dégradation de son image et d'une réduction de son terrain à cet aspect transgressif.

Le risque est grand d'autant qu'Amp Energy communique largement sur le sport, y compris en mettant en avant des femmes.





Donc Amp Energy essaie de corriger le tir en présentant des excuses.







Et là le résultat est aussi catastrophique car Amp Energy s'excuse sans retirer Amp Up de l'App store.
A nouveau c'est un manque total d'authenticité qui ne passe pas inaperçu.


Mais pire regardez le bas du message d'excuse. Amp Energy propose aux utilisateurs de Twitter d'envoyer leurs commentaires sur un hashtag spécifique #pepsifail.

Derrière l'apparente bonne idée d'ouvrir sur twitter un canal spécifique, Amp Energy implique allègrement la marque Pepsi, dont le positionnement plus familial est  bien éloigné d'Amp Energy.


" The Amp brand Twitter feed has only 1,000 followers, compared to about 15,000 for Pepsi, almost 18,000 for Mtn Dew and nearly 5,000 for PepsiCo....
The tag, along with the re-tweets, seem to unnecessarily associate Pepsi and Mtn Dew, two of the company's largest brands, with a heated and potentially damaging debate. Ostensibly, those who have a problem with the app are not Amp's core customers, after all. 

But now that Pepsi, Mtn Dew and Pepsi corporate have attached themselves to the debacle, the problem appears much larger, as those brands and, indeed, the entire company may appear insensitive to women. For example, many of the tweets commenting on the app have bypassed the Amp brand entirely and are instead assigning the apology, the app and their distaste to Pepsi." 

"Alors que sur Twitter, Amp Energy n'a que 1000 followers, comparé au 15000 de Pepsi, au presque 18 000 de Mountain Dew (une autre marque de Pepsi) et aux presque 500 de Pepsico, le tag (#pepsifail) entrainant de nombreux "retweets"  associe sans nécessité Pepsi et Mountain Dew, les deux marques les plus fortes de Pepsi a un débat potentiellement très dangereux.

De toute évidence ce n'est pas le coeur de cible d'Amp Energy qui a le plus de problème avec l'App Amp Up.
 Mais désormais le problème s'est élargi. Ces marques et toute la société Pepsi court le risque d'apparaitre insensible aux femmes. ainsi de nombreux tweets ne sont plus dirigés contre Amp Energy mais expriment  directement leur rejet de Pepsi."

 

De telle sorte que le blog New Fiction  peut titrer:


Bad Buzz ou Social Reputation, Pepsi doit choisir.......

lundi 12 octobre 2009

Got Any Virtual Chocolate Lately?

Avez-vous acheté des chocolats virtuels récemment?


AdNectar, qui n'en est pas à son coup d'essai  et Fun140  éditeur de quizz sur Twitter viennent de lancer des biens virtuels griffés.

Entendez des biens virtuels portant des marques, tels que des chocolats virtuels Godiva ou du rhum virtuel Malibu sur Twitter et LiveJournal.



Ainsi si une personne envoie des chocolats virtuels à un ami sur Twitter, celui-ci reçoit une notification en Message Direct, le service de messagerie privée de Twitter.


 Une précédente campagne virtuelle de Godiva sur Facebook

 En cliquant sur l'url qui figure dans le message, un lien le conduira vers les chocolats virtuels et un tweet avertira celui qui est à l'origine du cadeau de la réception de ce dernier

"People use virtual goods to personalize how they communicate with their friends. Branded items will make this social experience on Twitter more engaging and entertaining," 

"Les gens utilisent les biens virtuels afin de personnaliser leur communication avec leurs amis. Les biens virtuels de marques rendent cette activité sur Twitter plus "implicante" et amusante"  explique Ashvin Kumar, Co-Fondateur de Fun140.


 Les clients d'AdNectar

En permettant d'offrir des biens virtuels de marques, AdNectar diffuse les marques directement dans les réseaux d'amis. Ainsi socialement acceptés, ces biens virtuels bénéficient d'une diffusion virale nettement supérieure à l'exposition à des bannières publicitaires.


 Il y a encore 3 ans les Fan Page pouvaient sembler un média marginal et exotique.

Aujourd'hui, compte-tenu de l'utilisation de plus en plus répandue des biens virtuels,  il y a fort à parier que les biens virtuels griffés par des marques vont devenir un des outils les plus forts du Social Marketing, parce qu'il s'inscrivent dans la nouvelle logique du marketing implicant, "engaging", et ludique.

 


Une précédente campagne pour les chocolats Godiva réalisées par AdNectar sur Facebook sous la forme de biens virtuels avant la St Valentin a donné des résultats de propagation impressionnants.
 
 




 
 

mercredi 7 octobre 2009

How Do You "Metric" Word of Mouth? The Twitalyzer case


Comment mesurer le bouche à oreille?
L'exemple Twitalyzer!

Tandis que de plus en plus de marques cherchent à trouver une présence sur les réseaux sociaux, il y a une difficulté intrinsèque à mesurer le Retour sur Investissement (R.O.I) obtenu par le marketing sur les réseaux sociaux.

En tout cas dès qu'il s'agit de mesurer plus que la performance de click through des publicités affichées sur Facebook, par exemple en mesurant l'impact d'une Fan page, d'un compte Twitter ou encore du bouche à oreille naturel, les "métriques" restent à définir.

Et d'abord faut-il mesurer le bouche à oreilles?

Elaine Gantz Wright dont le blog est particulièrement consacré aux activités de fund raising sur les réseaux sociaux et l'utilisation de ceux-ci pour transformer la société, vient de publier un intéressant post à ce sujet, "The ROI that would be King" qui élégamment se traduit en Français par Le R.O.I qui serait Roi.

Elle mentionne une réflexion d'un journaliste spécialiste des nouveaux média, Clay Shirky qui s'applique parfaitement à la problématique du marketing dans les réseaux sociaux

“A revolution does not happen when a society adopts new tools. It happens when a society adopts new behaviors.” 
 "Une révolution ne survient pas lorsqu'une société se dote de nouveaux outils, mais lorsqu'elle adopte de nouveaux comportements."

Elaine Ganz Wright  ajoute,

"And I think that quote sums up the core conundrum. At the end of the day, social media is really not “a program” at all. It is a fundamental shift in the way customers, donors, constituents, and employees consume and produce information. It’s behavior—a change in the way we are in the world."

"Je crois que cette citation résume l'essentiel de la problématique. au bout du compte, les médias sociaux ne sont pas des programmes (logiciels). ils représentent un basculement dans la façon dont les consommateurs, les donateurs,  les électeurs et les employés consomment et produisent de l'information. C'est une affaire de comportement, un changement dans la façon dont nous sommes le monde!"


Or on ne peut mesurer l'effet du marketing dans les réseaux sociaux comme on le fait des campagnes de bannières sur Internet ou l'achat de mots clés via Google.
Ce n'est pas de ROI qu'il faut parler pour juger de l'impact des conversations sur les marques, des Fan's pages des blogs ou du bouche à oreille en général, tous ces outils ou situations qui permettent que se produise un "engagement" autour des marques, terme que l'on peut traduire par "implication"

Elaine Ganz Wright parle donc de remplacer le R.O.I par le R.O.E (Return on Engagement).

Encore faut-il le mesurer!
C'est ici qu'intervient Twitalyzer qui analyse l'impact des comptes personnels ou de marques sur Twitter.

L'originalité de Twitalyzer vient de  l'élaboration de plusieurs métriques différentes pour mesurer l'impact d'un compte sur  le réseau de micro-blogging, et non de la seule prise en compte de la popularité, (le nombre de followers).

Quels sont ces critères?

  • La portée, soit votre nombre de "followers".
  • L'autorité, soit le nombre de fois que vous êtes "retweeté"par les autres (RT).
  • La générosité, soit le nombre de fois que vous "retweeter" (RT) les autres.
  • La vélocité, le nombre de tweets que vous publiez sur une période de 7 jours.
  • Le poids "clout", soit le nombre de fois où votre compte est référencé par les autres.
  • Le ratio "signal / bruit" qui mesure le nombre de tweets qui incluent des Url, des #tags, des RT et des @, c'est à dire tous les tweets qui créent de la socialisation et de l'information par rapport à ceux qui ne sont qu'anecdotes.
  • L'Influence enfin, qui pondère les différentes mesures précitées.
Twitalyzer a donc élaboré des métriques nouvelles adaptées à la présence sur Twitter. Certes elles ne mesurent que l'impact de votre compte et non le "bouche à oreille libre" qui cite une marque ou une personne indépendamment de son compte.

Mais au moins ces mesures vont au-delà de la course au nombre de "followers" et fait la part des tweets "influents" et de ceux qui sont purement anecdotiques.

Prenons le cas des deux marques Starbucks et Coca-Cola qui ont le mieux pris le tournant des réseaux sociaux et disposent des fan's pages de marques les plus importantes sur Facebook avec respectivement 3,850 000 fans et 3,706 000 fans (sept 09.

Starbucks devance à nouveau CocaCola sur Twitter!
Voici les tableaux de score élaborés par Twitalyzer:


Starbucks dispose d'une influence qualifiée de "profonde" et d'un très haut niveau de rapport signal bruit, donc en quelque sorte de qualité de ses tweets, ce que montre aussi son poids (clout) qui est maximum.


CocaCola s'en sort pas mal non plus quant au rapport signal bruit, mais,



Son autorité est beaucoup plus faible. Il est aussi moins généreux que Starbucks, c'est à dire  moins actif en retweet (RT) des autres comptes. CocaCola plus égocentrique que Starbucks?

Au total l'influence de CocaCola est négligeable par rapport à celle de Starbucks sur Twitter avec un rapport de 1 à 6.

Faut-il penser que le public de Twitter est-il plus éloigné de CocaCola que celui de Facebook, où la boisson noire a-t-elle tout simplement un manque de savoir-faire en 140 caractères?

mercredi 30 septembre 2009

TwitPay, The Sweet Tweet of Money

TwitPay et le doux murmure de l'argent.....

Qui dit réseau social dit (ou dira) Social Commerce, parce que conversation et commerce sont deux termes liés, même s'il existe des types de commerce très différents.

Twitter, plateforme de conversation par excellence, peut-il devenir une plateforme de commerce?

C'est le pari de TwitPay, lancé en novembre 2008 comme solution de paiement entre utilisateurs de Twitter.

Twitpay se présente donc comme un moyen de transférer des sommes d'argent d'un utilisateur à un autre.
  La force de Twitpay, c'est la simplicité. vous n'avez besoin que d'un compte Twitter et......... d'un compte PayPal, car deuxième atout TwitPay fonctionne avec PayPal et bénéficie donc de sa base d'utilisateur,  de sa sécurité et de sa crédibilité.





Ensuite pour effectuer un paiement il suffit tout simplement d'envoyer un Tweet.



Pourtant TwitPay n'affiche pas une croissance affolante et ne semble avoir qu'un peu plus de 5100 followers, (il faut absolument suivre TwitPay pour avoir un compte.)

La raison essentielle est que TwitPay ne peut actuellement servir qu'à d'hypothétiques transactions entre utilisateurs de Twitter, car il n'y a pas d'offre marchande organisée sur Twitter actuellement. Aussi votre compte risque de ressembler à:


Pourtant prenons le pari que le commerce se développera sur Twitter et que TwitPay, qui ne prélève en sus de la commission de PayPal que 5 cents (1 nickel) sur les transactions d'au moins 1$, trouvera sa place s'il se maintient jusque là.

En attendant voici le "tweetflow" de Twitpay à l'instant où j'écris ces lignes.

mardi 29 septembre 2009

Have you Read Half a Million Tweets?

Avez-vous lu un demi million de Tweets?

Non sans doute. Même au plus fort de #Iranelection, je lisais environ 200 tweets par jour soit un trend annuel de 72000 tweets.

Mais Jim Jansen, professseur associé de technologie au College of Information Sciences and Technology (IST) at Penn State, l'a fait!!
Aidé toutefois d'une petite équipe de deux étudiants et d'Abdur Chowdhury, Chief scientist de Twitter , Jim Jansen a examiné, oui, 500 000 tweets pour étudier la présence des marques sur Twitter.

Au croisement du marketing, de la sociologie et de la technologie, le Social Commerce devient un sujet "red hot" de recherches et de business

Les résultats de leurs travaux ont été publié sur "the Journal of the American Society for Information Sciences and Technology".

Confirmant mon post "The Twitter Paradox " , les marques sont fréquemment citées sur Twitter.
20% des tweets concernent ou mentionnent des marques, ce qui fait de Twitter la plateforme du bouche à oreille par excellence.


En considérant qu'il y a 6 millions d'utilisateurs quotidiens sur Twitter et que chacun tweet environ deux fois par jour, cela fait 2,4 millions de tweets concernant des marques.


Jansen ajoute:
"It may be right up there with e-mail in terms of its communication impact,"
"L'impact de Twitter en terme de communication va vite être semblable au mail."

"Businesses use micro-communication for brand awareness, brand knowledge and customer relationship. Personal use is all over the board. A lot of the brand comments were positive. There are some good products out there, or at least products that people are happy with."

 "Les entreprises utilisent Twitter pour développer la notoriété des marques, diffuser de la connaissance et construire des relations avec leurs clients. Mais les utilisateurs parlent des marques en permanence. Nombre de tweets sur des marques sont positifs. de nombreux produits sont considérés comme bons, ou du moins les tweeters en sont contents."




Quand on sait qu'un des freins les plus importants à l'utilisation des réseaux sociaux par les marques, est la crainte du "bad rap", il est permis de penser que l'adoption des réseaux sociaux comme outils de communication par les marques est proche et inévitable.

En effet, les résultats de l'analyse de l'équipe de Jansen sont parlants ou plutôt "tweetants" et se répartissent ainsi:
  • Très positif (aucune critique, recommandation d'achat).....................29,8%
  • Positif (les termes positifs, l'emportent de loin sur la critique)..........30,8%
  • Équilibré (Médiocrement positif ou équilibrés).................................12,0%
  • Négatif (Globalement négatif ou exprimant une déception)..............15,7%
  • Totalement négatif (pas un mot de positif, déconseille....)...................6,5%
  • Neutres (n'expriment pas d'avis, posent des questions)........................5,2%
Rassurant donc pour les marques, car les tweets négatifs ne concernent que 22,2% du total.

Mais à la différence des stratégies marketing basées sur l'achat de mots clés, ou la diffusion de mails, le social marketing sur les réseaux se fonde sur la création de conversations, le propre du bouche à oreille.

Challenge pour tous ceux qui pensent que ce n'est qu'une question de budget et se risqueraient à spammer les réseaux, le bouche à oreille  fonctionne selon un système de relations que Jansen présente ci-dessus.

La publication d'un tweet affecte en bien ou en mal l'image d'une marque et améliore marginalement sa notoriété.
Puis sa diffusion parmi des followers et d'éventuels Retweet renforcent la confiance et la satisfaction  et génère un phénomène d'attachement ou de consolidation, qui se traduit hors de Twitter par des achats immédiatement ou à l'avenir.


lundi 28 septembre 2009

TwitJobs Gets the Work Done!

TwitJobs, et t'auras du boulot....!

Allez voir l'APEC, le Pôle Emploi, n'importe quel cabinet de chasseur de têtes ou d'outplacement et ils vous diront, pour trouver un emploi, rien de tel que d'activer son réseau, y compris sur Internet.

A l'ère des réseaux sociaux, cela semble couler de source et pourtant ce n'est pas si simple. Un réseau de plusieurs centaines d'amis sur Facebook ne signifie pas même un dixième de votre nombre d'amis en offres d'emploi.

Plusieurs centaines de connections sur Linked'in non plus. Surtout pour les Européens car les offres de jobs qui y circulent se trouvent souvent aux Etats-Unis.
Mais même aux États-Unis comment assurer une bonne diffusion des offres d'emploi sur Internet, si les sites du Web 2.0 deviennent les principales destinations des internautes?


 C'est ici qu'intervient TwitJobs, (mais au Royaume-uni seulement)

TwitJobs n'est en aucune façon une émanation de Twitter, même si son nom entretient une élégante confusion.
TwitJobs se contente de diffuser des offres d'emploi par le biais de Twitter, Facebook et d'autres réseaux sociaux comme Bebo, Posterous, FriendFeed, Linked'in et Tumbir.

Toutefois Twitter est la principale base d'abonnés de TwitJobs et c'est là qu'il a rencontré une impressionnante croissance.

Comment fonctionne TwitJobs, par exemple sur Twitter?
Les employeurs achètent la diffusion de leurs offres au tarif de £65 pour 10 diffusion d'un job  sur les 30 000 abonnés de TwitJobs ou £325 pour 5 offres d'emploi.

Bien sûr TwitJobs compte sur un bon niveau de RT (retweet), l'équivalent d'un Forward (FWD) sur un mail et donc sur une circulation sociale de ses offres d'emploi.

Parmi les emplois postés ce jour, 28 septembre (à titre d'exemple):
 
Account Director – Medical Communications – Berkshire Pharmaceutical/BiotechJob Type:Permanent
Salary:£45000 to £55000  per annum
A global healthcare communications agency, with a track record of consistent growth and fantastic results, is now looking for a ...

Creative Director
Area:Bristol, Cornwall, Devon, Dorset, Gloucestershire, Somerset, Wiltshire
Salary:£50000 to £70000  per annum Negotiable On Experience
This is the chance for a Creative Director who has worked in London to move to ...

Design Director
This leading brand and design consultancy works with clients across the UK to deliver integrated design/branding solutions. They pride themselves on delivering across-the-board solutions, be that insight underpinning brand identity and design ...

Marketing Assistant - Birmingham
An excellent opportunity to join the small marketing department of this niche Midlands based law firm. Working closely with the Marketing Manager, this role will provide broad marketing support, ensuring that all ...





dimanche 20 septembre 2009

Golf, Fan's and Brands, the Golfsmith case

Du golf, des fans et des marques. le cas Golfsmith


La popularité croissante des fan's page sur Facebook ou leur équivalent sur Twitter indique la direction d'un changement majeur du E-marketing.

Il n'est plus suffisant de donner la parole aux consommateurs sur les sites Internet, ce que pourtant peu de sites font réellement, il faut désormais engager de multiples conversations avec les fan pages sur Facebook ou les followers sur Twitter.

Avec 7000 fans sur Facebook et 1200 followers sur Twitter la présence sur les réseaux sociaux, de Golfsmith, producteur et distributeur d'équipements de golf, est notable et innovante, mais reste de taille moyenne.

Eric Mahlstadt, Senior Online Store Manager parle de la stratégie de sa société vis à vis des réseaux sociaux:

“The value right now to us as a retailer is not as much about what kind of people these are, but what kinds of experiences they’re having. We’re interested in providing as many choices and platforms as possible for our customers to share thoughts and ideas and provide input. The struggle then becomes having enough engaged ears to hear all the feedback and to be nimble enough to act on that feedback"

"Ce qui compte désormais pour nous en tant que détaillant, ce n'est pas tant qui sont ils, mais surtout quels types d'expériences ils ont connu. Nous souhaitons proposer à nos clients toutes les plateformes possibles afin de leur permettre de partager leurs idées et réflexions. Pour nous l''enjeu devient, comment disposer d'assez "d'oreilles" pour écouter toutes ces voix des clients  et réagir efficacement"



 Golfsmith dispose déjà d'un site web ouvert aux commentaires produits des internautes et les encourage fortement sur sa home page.


Afin de faire le lien entre les commentaires des utilisateurs sur son site et ses Fan's sur Facebook ou ses followers sur Twitter, Golfsmith a choisi une solution de social marketing proposé par la société Bazaarvoice, spécialisée en "community management", appelée Social Network Accelerators.

Que fait-elle?

"With the new Social Network Accelerators, Bazaarvoice ensures that companies achieve more from social commerce by using social networks like Facebook and Twitter as a distribution channel for user-generated content created on brand sites."

"Avec Social Network Accelerators, Bazaarvoice permet aux sociétés d'aller plus loin dans le Social Commerce en utilisant les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter en tant que canaux de diffusion des contenus et commentaires créés sur les sites des marques"

mercredi 16 septembre 2009

The Twitter Paradox!

Le Paradoxe Twitter!


Suite du feuilleton "Where is Twitter's Business model", un article publié sur le trendy Fast Company.


"Twitter Doesn't Sell Advertising, Yet 20% of Tweets Mention Brands"
 Twitter ne vend pas de pub, mais 20% des tweets mentionnent des marques.


Biz Stone le cofondateur de Twitter l'a pourtant répété, Twitter n'est pas prêt de vendre de l'espace. Mais avec une telle quantité de marques citées dans les tweets, il y aurait de quoi faire craquer les plus purs!


Par ailleurs les archives de Twitter représentent déjà une base de données de commentaires sur les marques colossale.


A l'heure où ce poste est publié, Renault, passablement étrillé par la communauté Twitter francophone, paierait sans doute cher pour analyser les conversations.


Lire la suite sur Fast Company
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